En quoi consiste cette formation ?
Le cinéma Guérilla, c’est un terme qui nous vient des anglo-saxons et qui consiste à tourner son film avec les moyens du bord, sans attendre les financements extérieurs, l’accord de telle ou telle entité, d’un producteur ou d’un diffuseur. On a un scénario prêt, on retrousse ses manches et on y va.
Pendant ces 4 jours de formation, nous voyons toutes les étapes indispensables pour concevoir un film en mode Guérilla. Nous aborderons la préparation, les répétitions, le matériel, le tournage, la post-production…
Il ne s’agit pas de réinventer la roue : les méthodes et les techniques de production d’un film sont les mêmes, qu’on ait un gros budget ou qu’on soit en cinéma indépendant. Mais parmi les particularités du cinéma Guérilla il y a celles de connaître les pièges et les erreurs communes, et surtout de développer une adaptabilité hors norme pour franchir les différentes étapes d’une production avec succès. Ne jamais baisser les bras. Il y a toujours une solution qui, par expérience, s’avère plus créative que la conventionnelle.
Pouvez-vous nous parler du Programme ?
Il s’agit de transmettre mon enthousiasme pour le cinéma Guérilla, en alternant de la théorie avec des exercices pratiques et des partages d’expériences, que ce soit entre moi et les participants, ou en faisant venir des professionnels confirmés. J’ai la ferme conviction que « 1+1=3 ». C’est cela l’esprit d’une production indépendante, du cinéma Guérilla.
C’est ce que nous allons voir durant cet atelier.
En quoi cette formation est-elle unique ?
A ma connaissance, les formations existantes abordent uniquement l’aspect technique : la lumière, les caméras, etc. C’est bien, mais il y a aussi tout un autre pan qu’il faut arriver à maîtriser : celui de l’organisation. Cette formation couvre l’intégralité du processus créatif et productif de l’élaboration d’un film. On y aborde donc aussi les questions de budget, de casting, de constitution de l’équipe, de gestion du temps…
Cette formation est toujours fondée sur du concret. Des méthodes pratiques. Des exemples. Des bons, des mauvais. Mais toujours dans un esprit constructif et aspirationnel.
Le postulat de départ : si une personne a réussi à le faire, alors je peux y arriver aussi. Mais pas n’importe comment. Il y a des difficultés, des écueils, qu’il faut savoir identifier pour mieux les appréhender et les contourner. Et pour un résultat final à la hauteur de ce qu’on avait imaginé.
Peut-on se lancer dans le tournage de son propre film à l’issue de cette formation ?
Bien sûr ! C’est l’objectif premier de ces 4 jours : gagner en autonomie et prendre confiance, pour mieux se lancer. Mes précédents ateliers ont vu à chaque fois la totalité des participants réaliser leurs films dans les mois qui suivent.

